vivons plus heureux, Zermatons !

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En attendant, qu’une connexion internet digne de ce nom me permette de vous parler de mon escapade londonienne, voilà un billet d’humeur.

Aujourd’hui, je viens avec un sujet un peu personnel. Quand j’ai lancé ce blog, je voulais surtout parler des astuces de mode, beauté ou de voyage que je faisais déjà partager à mes amis. Et puis je me suis rendue compte qu’un blog est un espace où l’on donne son avis sur plein de choses et qu’on est un peu « obligés » de se dévoiler d’une certaine manière.

Donc, c’est parti. J’ai 23 ans et à peu près 10 ans de régime derrière moi alors dis comme ça, ça parait énorme mais c’est la vérité : j’ai été en restriction alimentaire, en dysfonctionnement alimentaire de mes 9 à mes 19 ans. Car oui je considère un régime comme un dysfonctionnement alimentaire. Cela n’a rien de normal de se priver de goûter à 10 ans alors que ses amis mangent du chocolat ou des gâteaux. Cela n’a rien de normal à 12 ans de faire des abdos dans sa chambre ou d’aller à des sessions d’abdos fessiers pendant que ses frère et sœur sont devant la TV à regarder des dessins-animés. Et ce n’est pas normal à 17 ans, de pleurer tous les soirs car on se trouve pas normale car on a des kilos en trop. Je me trouvait pas normale par rapport à mon poids mais j’ai compris que c’était la situation que je vivais qui n’était pas normale. Une situation que des adultes, des médecins a priori responsables m’ont obligé à vivre et des personnes qui m’ont fait perdre mon innocence,mon enfance bien trop tôt. Et comment j’en suis arrivée là ? Comment suis-je arrivée à vivre comme une femme de 30 ans préoccupée par les régimes de la presse féminine ?

Tout simplement à cause des médecins. A mon pédiatre de l’époque et à une nutritionniste qui ont jugé normal de priver une enfant de 9 ans de frites le dimanche midi et de bonbons en vacances. Puis à un autre médecin qui m’a prescrit du Mediator. Et j’en oublie bien d’autres. A aucun moment ces médecins à qui on doit faire confiance car ils sont médecins n’ont jugé nécessaire de s’interroger sur le fait de savoir si je vivais bien cette situation et s’ils n’étaient pas plus plutôt en train de me détruire la santé physique et morale à vouloir me faire rentrer dans un moule.

Dieu ( et mes proches ^^) savent que j’ai un sacré caractère et que c’est compliqué de me faire faire quelque chose que je ne veux pas, sans que je ramène ma fraise. Et bien,j’ai écouté car j’avais confiance et que j’étais jeune donc « maléable ».  Mais quand j’ai pris conscience que cela me détruisait, et cela me procurait plus de malheur que de joie, que je passais à côté de plein de choses, j’ai pris la plus dure et la meilleure décision de ma vie : j’ai dit STOP ! stop aux régimes, aux restrictions, aux magazines féminins. J’ai dit adieu à la silhouette parfaite fantasmée mais surtout adieu aux privations et bonjour, bonheur, acceptation de soi et vivre heureuse avec ce que j’avais. Alors ça n’a pas été facile, car j’ai du faire preuve d’une fore de caractère pour ne pas céder aux diktas et au « dernier ptit régime qui changera tout » et pour faire face à certaines personnes qui pensaient que je signée mon arrêt de mort car je groissirai encore plus; j’ai mis 2 ans à m’en sortir à partir de mon stop. 2 ans pendant lesquelles j’ai douté de ma décision mais aussi 2 ans pendant lesquelles je me suis rendue compte qu’en mangeant comme je voulais, je n’ai pas grossi et que petit à petit je me suis acceptée comme j’étais, j’ai pris soin de moi, j’ai arrêté de me priver et de me limiter. Et ça a été la révélation. Je suis ensuite partie vivre à Madrid pendant un an et demi et j’ai perdu 15 kilos sans rien faire, juste car j’avais eu un déclic et que j’étais heureuse.

 

Voilà pour mon cheminement personnel, chacun est libre de penser et de mener sa vie comme il l’entend. Certains ne peuvent pas se passer de régime car ça les rassure, ils ne savent pas comment faire sans (j’étais comme ça), d’autres ne sont pas prêts à sauter le pas et en attendant reste dans cet état-là. Et je ne voulais pas être comme ça, vivre pendant 20 ans entre régime et excès dans un mal-être perpétuel. Et là, j’ai eu une révélation, grâce à Caroline qui m’a fait découvrir quelqu’un dont les livres m’ont sauvé la vie, m’ont ouvert les yeux et m’ont libéré : le docteur Zermati. J’ai dévoré ses livres ( à défaut de paquets de chips -> ok, je sors) tous plus intéressants les uns que les autres, explicatifs, pédagogiques et qui devraient être conseillés par les nutritionnistes qui devraient déceler des mal-êtres plutôt que de prescrire des régimes à tour de bras sans se préoccuper des spécificités de la personne qu’ils ont en face. Surtout ça permettrait de laisser le choix aux personnes de décider s’ils souhaitent se soumettre ou non à un régime, en pleine conscience des conséquences que cela comportent. Je n’ai pas que c’est une solution miracle pour maigrir car le but n’est pas là, le but est de se sentir mieux, de ne plus être obsédé par son poids et de comprendre cette dictature des régimes. Il s’avère que j’ai perdu du poids comme ça et j’en suis contente car je me sens plus en accord avec moi-même mais j’en aurai pas perdu, que ça n’aurait pas été la fin du monde car là n’était pas le but.

Cela est donc un conseil de lecture que je vous donne et sinon, Hélène a mis cette vidéo en ligne qui est vraiment top.

Ma conclusion serait qu’il appartient à chacun de choisir ce qu’il veut faire de son corps et de sa vie. Personne ne devrait juger négativement quelqu’un qui fait le choix de ne plus faire de régime car cela démontre une force de caractère exceptionnelle face à la pression sociétale qui peut exister. Et surtout, on ne devrait pas prescrire un régime sans comprendre l’autre, être dans l’échange et dans le soin car c’est exposer ses patients à des problèmes ultérieurs.

 

Promis le blog reprendra une activité plus légère et plus superficielle mais dans la lignée de la journée de la femme, je pense que c’était important de montrer qu’une femme c’est plus que du maquillage, c’est plus complexe et qu’il faut respecter les femmes pour ce qu’elles sont et aller plus loin que leur physique.

 « la vie est trop courte pour qu’on la traverse le ventre vide » Nina Killham

 

edit : la preuve de plus qu’un régime n’est pas toujours la solution et que toutes les prises de poids ne se ressemblent pas. ici

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